A collective of journalists in the Balkans
  • Author:
    Giovanni Vale
  • Published in:
    Toute l'Europe
  • Date:
    20/05/2014

Cet article fait partie de la série “Vu d’Europe” publiée sur Toute l’Europe le 20 mai 2014, à l’occasion des élections européennes.

Après deux ans de récession, Ljubljana devrait enfin enregistrer une faible croissance pour 2014. La Slovénie serait aujourd’hui sortie de crise, et cela, sans faire appel à un plan d’aide international. Mais la situation politique du pays est aujourd’hui instable, ce qui pourrait compromettre le redressement économique. La Première ministre Alenka Bratušek a en effet démissionné début mai et des élections générales anticipées devraient avoir lieu avant la fin de l’année. Pour ce petit pays, il s’agit du troisième gouvernement qui démissionne avant la fin du mandat.

Un retour à la croissance lent et fragile

Selon les autorités, l’économie slovène devrait croître de 0,2% en 2014. Difficile de parler de “croissance”, mais pour Ljubljana ce chiffre marque tout de même la fin de la crise. La récession aura duré deux ans dans ce pays de 2 millions d’habitants : en 2012, le PIB a reculé de 2,5%, puis de 1,1% en 2013. Une crise de courte durée, si on la compare à d’autres Etats européens comme, par exemple, la Croatie en récession continue depuis 2009. 

Il y a à peine un an, les observateurs économiques pensaient cependant que la Slovénie allait connaître le même sort que Chypre. Le pays avait alors un système bancaire très fragile et évaluait la possibilité de souscrire une aide internationale avec la Troïka. On parlait d’un éventuel sauvetage du pays, et la Slovénie figurait souvent à l’ordre du jour du Conseil ECOFIN à Bruxelles. 

Mais Ljubljana n’a finalement pas suivi la voie de Nicosie. En 2014, Chypre sera le seul pays de l’UE (avec la Croatie) à être encore en récession. La Slovénie – quant à elle – enregistrera ce fameux +0,2%. Comment a-t-elle fait pour sortir de la crise ? Le gouvernement a mis en place trois grandes réformes économiques : la recapitalisation des trois plus grandes banques du pays, la privatisation de plusieurs entreprises d’Etat et un programme d’austérité budgétaire.

Continuez la lecture sur le site de Toute l’Europe.

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